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ANGRY MONK
Réflexions sur le Tibet
un film de Luc Schaedler
Suisse 2005
1:1,85 • 35mm • couleur
1h37 • v.o. sous-titrée |
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Voyage en Inde
(1938-1946)
En Inde, Gendun Choephel est confronté à un monde
qui lui est complètement étranger. Pour la première
fois de sa vie, il voit un train de chemin de fer et bien d’autres
progrès de la technique. Le pays est en pleine mutation,
et, à l’inverse du Tibet, les Indiens prennent leur
destin en main. Le combat pour l’indépendance est à
son apogée. Le point de vue de Gendun Choephel sur sa propre
culture commence à évoluer. C’est lors de cette
étape indienne qu’il sera le plus créatif. Il
devient pèlerin bouddhiste et parcourt le pays, vit à
Calcutta, ville de plusieurs millions d’habitants, voit la
mer, fréquente les bordels et les bibliothèques, écrits
ses premiers articles pour les journaux et traduit le Kamasutra
en tibétain, fort de ses nouvelles expériences. Il
fera parvenir un bon nombre de ses écrits, articles et esquisses
au Tibet et communiquera ainsi ses impressions de cet autre monde.
Retour au Tibet (1946-51)
En 1946, Gendun Choephel retourne au Tibet en faisant une halte
à Kalimpong, ville à la frontière de l’Inde
et du Tibet. C’est là que l’on trouve, outre
les agents chinois et britanniques, des Tibétains radicaux
tombés en disgrâce dans le gouvernement de Lhassa.
Ils forment en 1939 «le Parti révolutionnaire tibétain».
Choephel fait leur connaissance, crée le symbole du parti:
une épée en croix sur une faucille. Le but du parti
est la chute du régime tyrannique de Lhassa. Lorsque Gendun
Choephel arrive à Lhassa, le régime tibétain
est déjà informé de ses activités politiques.
Il commence à écrire l’histoire politique du
Tibet, mais son arrestation soudaine interrompra brutalement ce
qu’il avait audacieusement entrepris. Il est accusé
d’insurrection et enfermé dans un cachot pendant trois
ans. Il est libéré en 1949. Le cœur brisé,
il noie son désespoir dans l’alcool. L’armée
chinoise envahit l’Est du Tibet, en 1951 — peu après
l’occupation chinoise à Lhassa, Gendun Choephel meurt.
«On est maintenant dans la merde», c’est le commentaire
qu’il aurait fait sur les derniers événements
politiques de son pays.
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